samedi 5 janvier 2013

Mami Wata et Kouamé le pecheur (partie 1)


Mami Wata, la déesse de la mer, mi-femme, mi-poisson est la source de nombreuse légende. Dans celle-ci, la mère des eaux nous apparait plus sous des traits différent de la terrible déesse, elle est plus humaine, plus femme, amoureuse et même jalouse.

Kouamé est un pêcheur, comme tous les hommes de son village situé en bordure de la mer. Tous les soirs, il sort sa pirogue, se positionne à coté d’un immense rocher, toujours le même, et il jette son filet.

Kouamé est un habile pêcheur, il rentre toujours chez lui avec une pirogue pleine à craquer, c’est en plus un bel homme et surtout la voix la plus appréciée.
Dans sa pirogue, tous les soirs, après avoir jeté son filet, kouamé chante, chante encore, toute la nuit. Sa voix douce et mélodieuse, se répand sur toute la mer et même dans ses profondeurs.

Une voix digne d’une sirène, une voix à enchanter les reines et même une déesse.

En effet, depuis qu’elle a entendu la voix de Kouamé ; Mami Wata ne peut s’empêcher, tous les soirs, de se poster sous sa pirogue et de l’écouter ravis et séduite. En récompense, mami wata rempli son filet de poisson.

Et un jour, Kouamé tombe malade, il ne peut se lever et ne peut plus se rendre sur la mer pour pêcher, ni pour chanter, ni pour réjouir la déesse des eaux.
A l’endroit habituel ou Kouamé poste sa pirogue, mami wata attend, elle n’entend pas sa voix si mélodieuse, elle apparait à la surface, parcourt la mer de long en large, en vain.
La maladie de Kouamé s’aggrave, son état est de plus en plus alarmant. De sa bouche ne s’échappe qu’un râle d’agonisant.




Et mami wata se languit, la mer est devenue plus morose, ses sujets l’ennuient, les supplications de ses adeptes l’agacent, les chansons de Kouamé, sa voix langoureuse, lui manquent tellement.
Elle a beau parcouru la mer, elle ne trouve rien qui puisse lui donner de la joie, las de se morfondre, elle décide d’aller au village des hommes, demander à Kouamé de revenir chanter pour elle.

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