mardi 15 janvier 2013

Mami wata et kouamé le pecheur ( partie 4)


Kouamé, toujours pensif, s’élance sur la mer, mais le cœur léger. Il sait qu’il n’est pas seul, quelqu’un se tient à ses cotés, et l’écoute quand il chante.

Mais cette fois, quelqu’un l’épie, de loin.

Tanoh, caché par la nuit, s’approche lentement de la pirogue de Kouamé qui ne doute de rien, préoccupé par le chant qu’il vient de composer en l’honneur de la belle guérisseuse de son rêve.

Un arc et des flèches en main, il est temps d’en finir avec Kouamé. Il est facile sur la mer, même la nuit de viser un homme, surtout si celui-ci a l’esprit ailleurs.
Tanoh se redresse sur sa pirogue, il n’a toujours pas été découvert, il bande son arc, pointe une flèche vers Kouamé, sur de ne pas manquer sa cible, il tire.

Mais la mer ne peut abandonner ce qu’elle aime, une énorme vague surgit de l’eau calme, écrase la flèche. Une seconde vague, de la taille des jours d’effrois et de destructions, s’abat sur la pirogue de Tanoh et entraîne notre méchant homme vers les profondeurs les plus sombres de la mer.

Kouamé que le bruit des vagues n’a nullement détourné de sa concentration, entonne son chant, lui fait succéder un autre, puis d'autres,  jusqu’au levé du jour.
Et la mère de eaux, Mamy Wata, ravit lui rempli ses filets.

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